ConfĂ©rence de presse du 24 avril 2009 – Les seniors: tous riches ou tous pauvres?

Le Conseil Suisse des AĂ®nĂ©s se fait du souci concernant l’image peu diffĂ©renciĂ©e sur la situation Ă©conomique de la population âgĂ©e en Suisse. Le „noir-blanc“ qui règne engendre de graves consĂ©quences. Il mène Ă  des prĂ©jugĂ©s gĂ©nĂ©ralisĂ©s et peut engendrer des impulsions problĂ©matiques chez les autoritĂ©s. Le CSA a commanditĂ© deux Ă©tudes. Une proposition de … mehr

Le Conseil Suisse des AĂ®nĂ©s se fait du souci concernant l’image peu diffĂ©renciĂ©e sur la situation Ă©conomique de la population âgĂ©e en Suisse. Le „noir-blanc“ qui règne engendre de graves consĂ©quences. Il mène Ă  des prĂ©jugĂ©s gĂ©nĂ©ralisĂ©s et peut engendrer des impulsions problĂ©matiques chez les autoritĂ©s. Le CSA a commanditĂ© deux Ă©tudes. Une proposition de l’Office FĂ©dĂ©ral des Assurances Sociales a donnĂ© le dĂ©clic. Celle-ci consistait Ă  grever les seniors d’une contribution de solidaritĂ© au profit de la population active Ă  revenu faible.

La première Ă©tude, effectuĂ©e par le groupe de travail „sĂ©curitĂ© sociale“ du CSA, analyse le rapport „Wanner“ concernant la situation Ă©conomique des actifs et des retraitĂ©s. Il en ressort que l’OFAS – commanditaire du rapport – interprète les rĂ©sultats d’une manière inacceptable. L’étude du CSA retient que: 1/6 des retraitĂ©(e)s disposent de moins de CHF 2’550.- par mois. La part des personnes avec un revenu faible est pratiquement identique chez les actifs et chez les retraitĂ©s. Chez les personnes avec un revenu Ă©levĂ© la part est Ă©galement Ă  peu près Ă©gale. Pendant les dernières dĂ©cennies, les chiffres proportionnels dans les catĂ©gories „seniors“ et „actifs“ n’ont pratiquement pas variĂ©. La conclusion qui en rĂ©sulte est que la solidaritĂ© existante suffit amplement, une contribution de solidaritĂ© supplĂ©mentaire de la part des seniors n’a pas sa raison.

De plus, le CSA a mandatĂ© le prof. Walter Rehberg de procĂ©der Ă  une recherche dans la littĂ©rature concernant la situation Ă©conomique des personnes âgĂ©es. Il en rĂ©sulte une confrontation de prĂ©jugĂ©s et de faits. Les rĂ©sultats de Rehberg: grâce aux systèmes d’assurances des rentes crĂ©Ă©s au 20ème siècle, la situation Ă©conomique de la gĂ©nĂ©ration des aĂ®nĂ©s s’est adaptĂ©e Ă  celle de l’ensemble de la population. Parallèlement, par leurs impĂ´ts, les seniors fournissent des contributions considĂ©rables au financement de l’AVS et de l’AI, aux prestations complĂ©mentaires de l’AI et de l’AVS, Ă  l’aide sociale et Ă  l’assurance chĂ´mage. Si, comme cela est correct, on ne tient pas compte des prestations du 2ème pilier servant Ă  la couverture-capital, les paiements en transferts de la jeune gĂ©nĂ©ration au profit des seniors de 31 mia. de francs en 2006, sont pratiquement identiques aux transferts dans le sens inverse. La crĂ©ation des valeurs immatĂ©rielles que la gĂ©nĂ©ration des aĂ®nĂ©s fournit pour la famille et la sociĂ©tĂ© ne sont pas prises en considĂ©ration. Rehberg constate que les „transferts Ă©tatiques sous forme de rentes dĂ©chargent les relations de famille“. „Il est erronĂ© de voir une corrĂ©lation entre la situation matĂ©rielle des jeunes et la situation Ă©conomique des aĂ®nĂ©s“.

Les lacunes dans la compensation du renchérissement dans les systèmes de rentes engendrent déjà maintenant une baisse sensible du pouvoir d’achat. Les études le montrent de manière flagrante: pour améliorer la situation matérielle des jeunes il faut d’autres mesures de politique sociale que de diminuer les rentes. La promotion du travail des femmes, des jeunes et des personnes âgées serait plus propice.